C O M M U N I Q U É

Les consommateurs et consommatrices du Québec
Moins protégés qu’il y a 15 ans !


Sainte-Thérèse, 12 mars 2008 – Faisant suite au reportage de l’émission « La Facture » diffusé le 26 février, l'ACEF des Basses-laurentides, membre de la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ), déplore le manque de volonté politique des gouvernements en matière de protection des consommateurs.

En effet, depuis l’obsession du déficit zéro en 1995, l’Office de la protection du consommateur (OPC) a vu ses budgets diminuer de près de 50%. Selon Sylvie Perron, coordonnatrice de l'ACEF, « cette situation est inacceptable compte tenu de l’importance du rôle de l’OPC dans un marché de plus en plus déréglementé qui se développe et se complexifie à une vitesse grandissante ».

« Paradoxalement, à l’heure où les consommateurs ont le plus besoin de protection, ils sont moins protégés qu’il y a 10 ou 15 ans », affirme madame Perron. En effet, les consommateurs sont confrontés à de nouvelles réalités qui ne sont pas couvertes par la Loi sur la protection des consommateurs, notamment en matière de crédit, de commerce électronique et de téléphonie cellulaire », constate-t-elle. C’est pourquoi il est d’autant plus important, en 2008, d’avoir un OPC fort qui a les moyens de légiférer et d’assumer son rôle de surveillance dans ces domaines.

« Le résultat de toutes ces coupures budgétaires sur la protection des consommateurs est que faute de ressources, l’OPC a de la difficulté à assumer sa mission de surveillance », déplore madame Perron. En effet, depuis les années 90, l’OPC a connu une diminution de 26% des enquêtes, 58% des poursuites, 63% des amendes. En 2005-2006, l’OPC a dû diminuer son personnel de plus de 50%.

L'ACEF des Basses-Laurentides est un organisme qui vise la promotion et la défense des intérêts des consommateurs. L'ACEF porte entre autres, depuis quelques années, une revendication auprès de l’OPC et du gouvernement afin que soit adoptée une loi pour interdire la sollicitation et la publicité sur le crédit.