COMMUNIQUÉ

 

 

L’ACEF se réjouit d’une décision du CRTC

FINI LES COUPURES DRACONIENNES DU SERVICE TÉLÉPHONIQUE

 

Depuis le 11 mai 2004, les compagnies de téléphone ne peuvent plus débrancher à leur guise tout consommateur ayant une dette envers elles. Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), sous les pressions d’organismes de défense des droits des consommateurs, rendait cette décision qui définit les modalités de débranchement du service de base.

 

Ainsi, les compagnies de téléphones ne pourront plus couper, ni même menacer de couper le service de base si le client a fait des paiements suffisants pour régler les arriérés impayés du service de base, et ce, même s’il reste des montants impayés pour les interurbains.

Dorénavant, les sommes versées par le client doivent être appliquées au paiement du service de base en premier lieu plutôt qu’à la dette la plus ancienne. Le service de base est défini comme étant tous les services (ligne de résidence, 911, télé-réponse, afficheur, etc.) à l’exception des interurbains.

Exemple : M. Pomainville n’a pas payé son compte de téléphone depuis quatre mois. Son service de base incluant les taxes équivaut à 30$ par mois. Les interurbains, pour ces quatre mois, se chiffrent à 100$. Sa facture totale se monte donc à 220 $. Avec la nouvelle réglementation, les premiers 120 $ qu’il paiera iront obligatoirement pour payer les arriérés de son service de base qui ne pourra alors être interrompu.

Pour recouvrer les autres sommes dues, les compagnies pourront restreindre les autres services de l’abonné, comme bloquer les interurbains, ou se rabattre sur les pratiques normales de recouvrement des dettes.

Selon l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) des Basses-Laurentides, cette décision du CRTC devrait diminuer sensiblement le nombre d’interruptions de service, surtout chez les personnes à faibles revenus auxquelles on offre rarement des modalités de remboursement respectant leur capacité de payer. Il faut cependant s’attendre à ce que cette nouvelle directive soit appliquée inégalement par les préposés du service à la clientèle.

Si vous éprouvez des difficultés à faire valoir vos droits avec votre compagnie de téléphone, communiquez sans tarder avec votre association de défense des droits des consommateurs, l’ACEF, au 450-430-2228.

 

Réf. www.crtc.gc.ca/archive/frn/decisions/2004/dt2004-31.htm