C O M M U N I Q U É
La sollicitation au crédit dans les magasins et les pratiques douteuses
L’ACEF dénonce et propose de légiférerSainte-Thésèse, le 12 février 2008 - L’ACEF des Basses-Laurentides, membre de la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ), en accord avec une enquête publiée par Le Journal de Montréal, trouve déplorable les pratiques douteuses des magasins en matière de sollicitation au crédit. En effet, l’ACEF dénonce depuis un certain temps déjà les pratiques des émetteurs de crédit et demande que soient interdites les sollicitations au crédit. De plus, l’ACEF, dans le cadre de la Phase II de la modernisation de la Loi sur la protection du consommateur, souhaite faire inclure un article de loi dans ce sens.
Selon cette enquête, le consommateur se voit offrir des cadeaux et en plus une carte qui, selon le solliciteur permet d’économiser, mais il est rarement exprimé que cette offre constitue en fait une carte de crédit. « Le consommateur risque de se faire berner », affirme Jacinthe Nantel, porte-parole pour l’ACEF. « Une carte de crédit est un instrument financier qui peut entraîner de graves conséquences dans la vie des consommateurs et qui doit être pris au sérieux », ajoute-t-elle.
Selon l’ACEF et la Coalition des associations de consommateurs du Québec, cette forme de sollicitation banalise le crédit en plus d’en faciliter l’accès. Le problème, selon madame Nantel, c’est que les sollicitations en magasin donnent très souvent accès au crédit à des consommateurs qui n’ont pas de capacité de remboursement. « D’autant plus lorsque les formulaires sont complétés par le représentant de façon trompeuse », souligne madame Nantel. « Il est inacceptable que des représentants faussent des données aussi importantes que le revenu annuel », ajoute-t-elle. « En bout de ligne, c’est le consommateur qui sera tenu responsable. En cas de faillite, par exemple, un consommateur peut être accusé d’avoir fait de fausses déclarations », conclut-elle.