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Communiqué
Pour diffusion immédiate
Évents défectueux de certaines chaudières au gaz
Requêtes pour deux recours collectifs
Montréal, le
19 décembre 1997 – L’Association des consommateurs
pour la qualité dans la construction (ACQC) a
déposé aujourd’hui, devant la Cour
supérieure à Montréal, deux requêtes en
autorisation d’exercer un recours collectif en faveur des
consommateurs lésés dans l’affaire des
évents de plastique de certaines chaudières au gaz. Il
s’agit de conduites d’évacuation
commercialisées sous les marques PLEXVENT et ULTRAVENT.
Ces évents
de plastique, utilisés avec certaines chaudières au gaz
propane ou au gaz naturel, ont fait l’objet d’une
ordonnance de la Régie du Bâtiment du Québec
(RBQ) en 1996. La RBQ jugeait que la détérioration des
conduits constituait un danger d’intoxication pour les occupants
des habitations chauffées par ces systèmes. À la
fin de l’été 1996, elle ordonnait à tous les
fournisseurs de gaz naturel et de gaz propane de cesser
d’approvisionner les propriétés
équipées de ces évents de plastique.
On estime à
environ 1500 le nombre de propriétaires qui ont dû,
à la suite de cet ordre, faire modifier leur système de
chauffage à leurs frais. Le coût moyen des solutions de
remplacement se situe aux alentours de 1200 $. Les requêtes
en autorisation déposées par l’ACQC visent les
compagnies américaines Chevron Chemicals et Hart & Cooley, respectivement fabricants des produits Plexvent et Ultravent. Elles visent également l’agence Undervriters’ Laboratories
(UL) et sa filiale canadienne (ULC), qui ont établi les normes
et qui ont homologué les produits. ULC retirait la certification
des produits dès 1994, allègue l’ACQC dans sa
requête.
Jusqu’à
présent, plus de 300 consommateurs ont exposé leur cas
à l’Association. Tous les autres peuvent le faire au cours
des prochains mois. Les recours touchent toutes les personnes
concernées, à moins qu’elles ne s’y
désistent expressément. L’ACQC a également
déposé aujourd’hui deux demandes au Fonds
d’aide aux recours collectifs.
Les produits Sel-Vent
Pour les produits semblables de marque Sel-Vent,
l’ACQC croit que moins d’une dizaine de consommateurs
seraient touchés. Un seul d’entre eux s’est
manifesté à l’Association. Il ne saurait être
question d’un recours collectif dans pareil cas. L’ACQC
suggère aux propriétaires d’évents de marque
Sel-vent de contacter l’Association, en vue d’organiser un recours devant la Cour des petites créances.
Chauffage radiant
L’affaire des évents de plastique présente de nombreuses similitudes avec celle du chauffage radiant.
Rappelons que dans ce dossier, l’ACQC attend l’autorisation
de la Cour pour exercer deux recours collectifs en faveur des
propriétaires de systèmes de chauffage à
pellicules radiantes, jugés dangereux par la Régie du
bâtiment. Outre les fabricants, l’ACQC entend poursuivre
dans ce dossier l’Association canadienne de normalisation (CSA),
qui a établit la norme des systèmes en question et qui a
par la suite suspendu cette norme.
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Source : Association des consommateurs pour la qualité dans la construction
Téléphone : 514 384-2013 ou, sans frais,
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