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Communiqué
pour diffusion immédiate
Pyrite et maisons neuves
L'ACQC demande une garantie de trente ans sur les remblais
Montréal, le
7 février 2000 – À la veille de la forte saison en
construction résidentielle, l’Association des
consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC)
demande au gouvernement du Québec de prendre des mesures
énergiques pour régler le problème des remblais
pyriteux, en imposant aux constructeurs de maisons neuves une garantie
de trente ans sur la stabilité des remblais et la qualité
des dalles de béton.
Dans une lettre
qu’elle a fait parvenir en décembre à la ministre
d’État au Travail et à l’Emploi, Diane
Lemieux, l’Association de consommateurs s’inquiète
du fait que les mesures volontaires mises en place depuis avril dernier
pour mieux contrôler la pierre de remblai n’ont pas
donné les résultats escomptés. Les
représentants des carrières affirment même
qu’au printemps dernier, dans les secteurs touchés par le
phénomène de la pyrite, près d’une maison
neuve sur deux n’aurait pas été construite avec un
remblai certifié non gonflant.
L’ACQC croit
que la meilleure façon d’offrir aux acheteurs de maison
l’assurance qu’il ne connaitront pas de problèmes de
pyrite dans l’avenir est de responsabiliser les constructeurs.
Elle suggère à la ministre Diane Lemieux de modifier le
règlement sur le plan de garantie des bâtiments
résidentiels neufs afin de forcer les associations de
constructeurs qui garantissent les maisons neuves à fournir une
garantie prolongée de trente ans sur la stabilité des
remblais et la qualité des dalles sur sol.
L’an dernier,
plusieurs acquéreurs de maisons neuves ont été
incapables d’obtenir de leur constructeur une assurance
quelconque sur la qualité des remblais. Or les problèmes
de gonflement surviennent en moyenne dix ans après la
construction, c’est-à-dire après l’expiration
de la garantie de l’APCHQ ou de l’ACQ. Le coût
supplémentaire d’un remblai de qualité, bien que
minime, aurait incité certains constructeurs à fermer les
yeux sur le problème de la pyrite.
Les laboratoires
qui certifient le « remblai DB » ont
été les premiers à tirer la sonnette
d’alarme. Dans une lettre adressée au Comité
technique québécois d’étude des
problèmes de gonflement associés à la pyrite,
en novembre 1999, l’ACLE, qui regroupe ces laboratoires, indique
que « le système actuel ne fonctionne pas
correctement et, qu’en plus d’impliquer de nouveaux risques
de gonflement dans le futur, il peut engendrer des conséquences
légales graves en regard de la responsabilité des
laboratoires et des producteurs de granulats ». L’ACLE
vient d’ailleurs d’appuyer l’ACQC et sa proposition
de garantie prolongée.
L’ACQC croit
pour sa part que l’ampleur du problème de la pyrite est en
grande partie la conséquence du laisser-faire de
l’industrie de la construction. Il ne serait que raisonnable que
le gouvernement du Québec force cette industrie à
corriger définitivement le tir, en imposant des résultats
et en lui laissant le choix de la méthode.
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Source : Association des consommateurs pour la qualité dans la construction
Téléphone : 514 384-2013 ou, sans frais,
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